La Cour des Miracles


 
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 Un curieux testament...

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L'indomptable
Equipe Administrative
L'indomptable


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MessageSujet: Un curieux testament...   Lun 21 Déc - 22:24




Correspondance privée de Monsieur De Courbeneuve à son vieil ami et notaire Monsieur De Remontoire :

Citation :
Mon cher ami,

Voilà 2 ans que je me suis retiré dans ce monastère. Je souffre depuis 3 mois d’une forte fièvre qui, je le sais aura raison de moi. Je n’ai pas peur de la mort, elle est ma compagne depuis tant d’années déjà. Il est des enfants que l’on voue à la vierge ou à quelques saints, on m’a voué à la misère et à ses tourments depuis que je suis né dans cette chambre rue de la tourelle en plein cœur de la cour des Miracles et pourtant...
Qui aurait pu alors prédire que moi, Monsieur de Courbeneuve, fils d’une catin des bas fond de Paris je finirais pourvu d’un titre et d’une fortune aussi vaste.
Aujourd’hui je sais que c’est en Dieu et sa toute puissance que j’ai trouvé la force de m’élever.
Oh bien sûr, vivre à la cour et vivre de transactions plus ou moins légères n’incitent pas à la perfection de l’âme, mais plaire à Dieu sans déplaire aux hommes n’est pas chose aisé. J’ai honoré Dieu depuis que je suis en âge de le prier, prier pour ma mère qui gagnait le morceau de pain quotidien en vendant ses privilèges à des gentilshommes peu vertueux, prier pour ces femmes qui travaillaient avec elle et qui m’entouraient d’un amour sans limite, prier pour le Comte de Courbeneuve amoureux de ma mère et qui m’adopta à mes 13 ans et enfin prier pour tous ceux qui n’ont pas eu cette chance.

Lorsque l’amour de Dieu me débordait je regagnais la Cour des Miracles et soulageais le miséreux, aidais l’infirme, ou consolais l’orphelin, avant de rejoindre mon hôtel particulier et de noter dans un petit cahier de cuir le nom de tous ceux que j’avais rencontré dans ces quartiers malfamés.

Aujourd’hui malade et sur le point de mourir c’est à vous que je confie ce cahier. J’ai toute confiance en vous mon ami pour faire ce qu’il faudra et surtout pour faire respecter mon testament.

Certains diront que je suis fou, d’autres critiqueront mais ceux qui m’ont connu comprendront…Maintenant mon ami, il est temps de vous dire adieu….

Il y 8 jours mourrait dans un vieux Monastère non loin de Paris, Monsieur De Courbeneuve. Au cours de sa vie, il passa de nombreux instants à la Cour des grands comme celle des Miracles. Une liste de noms noirci un étrange petit cahier de cuir noir qui accompagne un bien curieux Testament. Tous les noms qui figurent sur ce petit cahier se verront remettre 50 sols et un objet personnel de Monsieur De Courbeneuve souvent accompagné d'un petit mot où d'une attention particulière. Toutefois, Monsieur De Remontoire, son ami et notaire, n'est pas homme à donner sans vérifier l'identité de chaque héritier.

Aussi, il vous est demandé de raconter votre rencontre avec cet homme . Allons faites un effort de mémoire...Il a très certainement du vous aider un moment dans votre vie, ou vous l'avez probablement croisé au coin d'une rue, sur un banc...Peut-être même étiez-vous amis...

Écrivez-ci après donc en quelques lignes ce lien étrange qui l'espace d'un instant (ou plus peut être) a fait que ce vieil homme vous a couché sur son Testament, et recevez de quoi alimenter vos escarcelles !

Attention, Monsieur De Courbeneuve s'était retiré dans un monastère depuis 2 ans , essayez d'en tenir compte !
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Romilly de Würtemberg
Mercenaire
Mercenaire
Romilly de Würtemberg


Feuille de personnage
Rang: Noble
Profession: Mercenaire
Parti (pour les Miséreux): Royaliste
MessageSujet: Re: Un curieux testament...   Mar 22 Déc - 19:16

Romilly, Duchesse de Würtemberg, ne connaissait Monsieur de Courbeneuve que par ouïe-dire. Mais la gitane mercenaire, Romy, connaissait ledit Sieur beaucoup mieux. Quand elle apprit par sa mère la mort de l'homme, elle lui rendit hommage à sa manière en repensant à leur rencontre.

Romilly venait à peine d'arriver à Paris et découvrait les fastes de la Cour du Roi aussi bien que les bas fonds délicieusement dangereux de la Cour des Miracles. Encore peu au fait des coutumes locales, elle passait des heures à visiter la ville basse. Son premier contrat lui rapporta quelques sous, puis vint le deuxième... et celui-ci effectué, alors qu'elle rentrait voir Lisa Maria, sa mère gitane, elle faillit rentrer dans un passant alors qu'elle venait de se débarrasser du corps. Premier réflexe - erreur qu'elle ne commettrait plus désormais- révérence courtoise d'excuse. Ce qui avait forcément attiré l'attention du passant. Monsieur de Courbeneuve avait donc regardé de plus près la jeune femme: son visage angélique, presque naif et timide, avait empêché qu'il puisse imaginer ce qu'elle venait faire là, mais la nuit étant tombée, il avait proposé galamment de la raccompagner pour qu'elle évite les mauvaises rencontres. Méfiante, la jeune fille avait cependant accepté, et ils marchèrent bientôt côte à côte dans la pénombre. Il ne la toucha pas, ne fut pas entreprenant, et Romilly en fut étonnée: ce n'était pourtant pas un quartier réputé pour ses habitants honnêtes, compatissants et aimant aider les autres. Mais ce n'était pas un quartier à noble avait-elle aussi pensé en voyant les chaussures de son compagnon ( seul réel indice de son statut ). Arrivés devant chez elle, lle l'avait remercié et offert une rose plantée dans ses cheveux en cadeau d'adieu - en lui donnant son prénom. Il était reparti, seul, dans la nuit, et elle ne l'avait jamais revu en tant que Romy.

Et elle ne s'attendait pas à recevoir ainsi de ses nouvelles...
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Angélique De Vervac
Marquise
Marquise
Angélique De Vervac


Feuille de personnage
Rang: Noble
Profession: Marquise
Parti (pour les Miséreux):
MessageSujet: Re: Un curieux testament...   Mar 22 Déc - 21:44

Lorsque le décès de Mr. De Courbeneuve fût annoncée à Angélique, la jeune femme dût réfléchir quelques instants pour se remémorer les raisons qui faisaient que le nom de ce monsieur ne lui semblait pas totalement étranger. Et en effet cela lui revînt.

Leur rencontre remontait à a peu près quatre ans. A à peine quelques jours de son mariage avec Antoine de Vervac pour être plus précise. A ce moment là, la jeune fille doutait plus que jamais de ce mariage et elle aurait aimé pouvoir confier ses craintes à quelqu’un. Cependant, en parler à sa mère, toujours aussi distante lui paraissait trop étrange, parler à son père lui paraissait gênant et son frère était malheureusement déjà parti en voyage. Aussi la jeune fille s’était elle rendue seule au square louis XIII et assise sur le bord d’une des fontaines y réfléchissait elle seule. Surement devait-elle afficher une grande impression de solitude ou même de tristesse, car un Monsieur, déjà d’un certain âge l’avait abordé. Vêtu de façon sobre mais très élégantes il se tenait appuyé sur une canne et lui demanda de manière concernée.

« Eh, bien, jeune demoiselle, qu’est-ce qui vous préoccupe à ce point. »
« Bien peu de chose Monseigneur. » avait-elle d’abord répondu bien peu désireuse d’étaler ses états d’âme devant un étranger aussi chaleureux et bienveillant qu’il puisse paraître.
« En êtes-vous-sûre ? » avait-il insisté.
« …Non. » Et Angélique avait cédé. Ce monsieur semblait si disposer à l’écouter qu’elle ne pouvait que lui parler. Il s’était assis à ses côté sur le rebord de la fontaine et avait écouté la jeune fille s’épancher sans jamais l’interrompre. Et lorsqu’elle eut terminée, il se releva et regarda quelques secondes le ciel avant de dire à Angélique.
« Et bien mademoiselle, je ne puis répondre à aucune de vos incertitudes. Cependant je crois qu’il faut que vous vous disiez que le meilleur est toujours à venir…Pourquoi ne pas faire un souhait ? Savez vous que parfois, l’on fait un souhait devant des fontaines semblables à celle-ci, en jetant une pièce au fond de celle-ci ? Pourquoi ne pas essayer ? »
Aussi avait il sortit un sous de sa poche et l’avait donné à Angélique, l’incitant à essayer. La jeune fille avait accepté en silence, elle avait pris la pièce, formulé son vœu dans son esprit et jetait la pièce au fond de l’eau. Elle et le respectable homme avait attendu quelques secondes de voir la pièce sombrer, avant de sourire mutuellement. Aussi étrange que cela puisse paraître, cette simple conversation, avait suffit à rassurer pour l’instant Angélique. Aussi avait elle remercier l’homme qui s’était présenté sous le nom de Mr. De Courbeneuve et s’était elle présenté elle-même. Le monsieur était ensuite repartit.


Angélique trouvait fort étrange que cette courte rencontre remontant déjà à plusieurs années prenne soudain une telle importance. Elle qui n’avait plus repensé à ce Monsieur depuis des années, voilà que lui c’était souvenu d’elle. Mine de rien, Angélique en fût très touchée.
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Eponine
Artiste
Artiste
Eponine


Feuille de personnage
Rang: Va Nu Pied
Profession: Peintre
Parti (pour les Miséreux): Royaliste
MessageSujet: Re: Un curieux testament...   Mer 23 Déc - 4:59

Eponine peignait, comme à son habitude, dans la rue. Elle surprit une conversation entre deux bourgeoises passant par là. Elles parlaient du décès de Monsieur De Courbeneuve. Sur le coup, Eponine n’y prêta guère attention, mais il ne lui fallut que quelque secondes de plus pour réaliser les dires des femmes. Elle continua donc de peindre, tout en ce remémorant leur rencontre…

Eponine n’avait que dix-sept ans à l’époque…
Elle se tenait assise sur son habituel muret, regardant les nobles passer, les ouvriers travailler, et les autres flâner. Toujours avec son petit calepin entre les bras, elle esquissait quelques petits détails qui lui semblait important, ou différents, des détails qui valaient la peine d’être retenus selon elle.
Elle remarqua, à l’autre bout de la rue, un homme des plus simples qui lui soit donné de voir. Il était assis sur un banc et tenait dans sa main droite, un petit chapelet en argent, scintillant sous le soleil.
C’était un détail qui méritait d’être retenus.
Eponine commença à faire une esquisse, se concentrant sur la vision qu’elle avait de ce petit objet.
Elle souleva la tête pour l’apercevoir à nouveau, mais, surprise, l’homme n’était plus là. C’était donc avec une déception immense qu’Eponine referma son calepin et descendit de son muret pour se dirigé d’un pas lent et lasse vers la maisonnée ou son mère malade l’attendait, et son père, absent, errait.
_ Mademoiselle…
La voix avait surgit de derrière, et Eponine se tourna lentement pour découvrir que l’homme en question la suivait, son chapelet à la main.
_ Bonjour. J’ai vu que tu observais mon chapelet… Le regard d’une futur grande artiste si je ne m’abuse ! …
Eponine rougit sous le compliment de l’homme.
_ Toutes mes excuses, je ne me suis pas présenter ! Je me nomme Monsieur De Courbeneuve. Puis-je voir le dessin que tu as réalisé ?
Eponine sourit et tendit, sans un mot, son calepin à Monsieur De Courbeneuve.
L’homme regarda le dessin, une étincelle dans les yeux. Il hocha de la tête en signe d’approbation sans doute, et se mit à feuilleter le calepin dans son ensemble.
_ C’est un calepin que tu devrais garder toujours sur toi… Ces dessins sont des souvenirs qu’il faut garder enfermer là dedans. Et qui plus est, ce sont de très beaux souvenirs, parfaitement retransmis sur ce papier. Comment t’appelles-tu jeune fille ?
_ Eponine de Vermeille, Monsieur. Dit-elle en faisant une révérence.
_ Et bien, Mademoiselle Eponine de Vermeille, j’espère que vous ferez carrière ! Vous en avez les moyens et surtout le talent ! Vous devriez aller à Paris… Capital des artistes.
Eponine ne répondit pas. Aucun mot ne lui venait en bouche, elle qui en d’autre temps, était de nature bavarde… Elle ne fit que sourire et rougir. Personne ne l’avait encore tant encouragé et valorisé de son travail… Elle ne pouvait le remercier que d’une seule façon.
_ Merci Monsieur. Puis-je vous dessiner avant que vous ne passiez votre chemin ? Votre visage m’inspire.
L’homme se prêta avec plaisir au jeu et Eponine se lança dans des griffonnages comme jamais. C’était la première fois qu’elle s’essayait à dessiner un portrait. Le résultat était satisfaisant. Elle le signa et le tendit à Monsieur De Coubeneuve. L’homme apprécia son portrait, et accepta le cadeau que lui fit la jeune artiste.


Trois ans plus tard, Eponine peignait toujours. Mais aujourd’hui, c’était avec un chagrin d’avoir perdus l’homme qui fut son premier model mais surtout avec gratitude qu’il est pensé à elle, après ces années…
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Aloïs
Mendiant
Mendiant
Aloïs


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Rang: Va Nu Pied
Profession: mandiant-équilibriste
Parti (pour les Miséreux):
MessageSujet: Re: Un curieux testament...   Jeu 24 Déc - 17:17

Aloïs ne se souvenait que peu des noms et des visages… Pourtant en entendent ce nom de mort, un souvenir fit surface, brutalement, comme s’étalant dans la lumière… Monsieur de Courbeneuve… D’un seul coup, plusieurs années en avant, il se voyait arrivant à la cours des miracles, hésitant, balbutiant comme toujours…

Il faisait doux et le monde était aux dehors, Aloïs avait peur, peur, et comme souvent, faim. Il avait décider que pour une fois, oui, pour une fois, avant l’hiver, il ferrait le pitre et que peu être, peu être, oui qui sais, on lui offrirait un morceau de pain, un peu d’eau, un sourire ou bien du vent. Prenant son courage et sa peur par la main tremblant, au milieu de tous il s’avançât. Evidement personne ne le vis, l’ombre n’attire pas le regard des gens qui vois et chérisse la lumière. En faisant attention à se qui l’entourait, Aloïs choisis une corde à linge qui passait, plus tendu que les autre, au dessus de la rue passante… Elle vit que le mur était grêler et plein de creux et de bosse, telle un chat Aloïs se retrouvât perché, à sa juste place, entre ciel et terre, là ou peu de gens ne venait, là où personne ne l’avait jamais rejoint. Les gens amassé là ne virent d’abords rien, tant on regarde ce qui est à sa hauteur et puis un oiseau pris son envole, décrivant une jolie courbe au dessus du cloché proche… Aloïs, droite et sur ne réagit pas du tout au cris et exclamation de la foule… D’un pas sur, il était déjà au centre de la rue, sur la corde à linge pas tout à fait tendu, qui tanguait donc doucement dans le vent frais… La foule se tus, un enfant encore jouait au ballon, des oiseaux chantaient non loin. Sur la corde, le vide était maître. Aloïs ne pensait pas, Aloïs ne savait pas… Ces pieds tendus, ces mains dansante, ces bras en balancier souple, si souple, si haut, sa taille trop fine et ces épaules musclé… On eu dis une crisalide hésitant à devenir papillon… Soudain, un coup de vent plus fort fit balancé le fil, Aloïs souriait et même riait dans ces monter d’adrénaline… Les spectateur retenait leur souffle… Aloïs se mit à faire de petits bons, des pas de danse prenant le vent à revers, laissant la corde ce détendre et reprendre tout son pois… Un cri dans la foule, une femme c’était évanouis, une très jeune femme noble à n’en pas douter… Aloïs imperturbable c’était mis sur les mains et avançait lentement à son rythme, ces jambes en équilibre… et d’un bon c’était retrouver assis sur la corde à regarder le dessus du monde, silencieux… Une clameur c’était lever, quelque pièce avait volé vers lui… Aloïs était alors redescendus, sans salué… Redevenant la plus petit ombre des ombres, la plus petites choses maladroite qu’on puisse voir… En se baisant pour prendre une pièce, une jeune fille lui tendis une petite bourse en souriant et susurra avant de s’enfuir

« de la part de Monsieur de Courbeneuce… »



La foule se dispersât d’un coup, Aloïs revint à son présent, dans sa poche, la bourse de tissu depuis longtemps vide… Monsieur de Courbeneuce… Il ne l’avait pas même remercié… Un sourire flottât sur ces lèvres gercé.
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Barthèlme Maleronde
Barbier/Chirurgien
Barbier/Chirurgien
Barthèlme Maleronde


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Profession: Barbier Chirurgien
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MessageSujet: Re: Un curieux testament...   Mar 29 Déc - 18:34

Il était tôt le matin. Beaucoup trop tôt pour travailler. Pourtant, Barthèlme était en train d’officier. Deux hommes, un vieux et un jeune, probablement de la même famille, avaient tambourinés à sa porte en demandant un rasage urgent pour le benjamin. Le vieil homme n’arrêtait pas de jacasser à l’adresse de l’autre pendant que le barbier travaillait, d’abord pour souligner le fait qu’il fallait être présentable avant de rencontrer des gens importants -sans doute était-ce pour cela que ces deux petits bourgeois avaient choisi son échoppe, c’était la plus proche sur leur chemin-, puis pour déclamer des ragots. Barthèlme s’en désintéressa jusqu’à ce qu’une parole ne vienne le troubler : la mort d’un certain De Courbeneuve.

Il avait rencontré un homme nommé ainsi. C’était il y a environ deux ans et quelques semaines. A l’époque, il venait juste de… prendre son congé de l’armée. Il avait traversé une bonne partie de l’est de la France à pied et son objectif, Paris, était proche. Il avait faim, il avait froid, mais plus encore il se méfiait de tout et de tous et avait des idées particulièrement sombres. Il avait traversé quelques heures auparavant un village comme les autres, sauf que c’était jour de marché et qu’il n’avait pas un sou en poche. Toutes ses victuailles inaccessibles en évidence… Et depuis qu’il avait quitté la bourgade, un homme le précédait à quelques centaines de pas. Un homme relativement chargé, sans doute par des victuailles acquises au marché.
On était loin de tout. Le déserteur songea un moment au pistolet qu’il avait « emprunté » dans la tente d’un officier lors de sa disparition. Il y avait bien longtemps qu’il n’avait plus de quoi le charger mais ça, l’inconnu qui marchait en avant n'avait aucun moyen de le savoir. Ce serait si facile…
L’agression ne s’était pas du tout passée comme prévu, et c’était surement mieux ainsi. L’homme n’avait témoigné nulle peur et avait simplement commencé à discuter. A demander pourquoi il faisait cela, à poser tout un tas de questions qui avaient déstabilisé l’ancien soldat. C’est à ce moment-là que Barthèlme avait compris qu’il ne ferait pas un bon bandit. Alors qu’il allait s’enfuir sans rien emporter, complètement décontenancé ; Monsieur de Courbeneuve, puisque c’est ainsi qu’il s’était présenté, lui avait proposé de partager ses vivres.
S’en était suivi une discussion un peu étrange ou, méfiant, il avait pourtant fini par donner son nom et expliquer au vieil homme son souhait de rejoindre Paris. Ce dernier, pour sa part, partait rejoindre un monastère perdu. Avant de partir, l’homme l’avait enjoint de changer de bottes et de se débarrasser de l’arme s’il ne voulait pas qu’on se pose des questions sur leur provenance. Il est vrai que ces équipements, on ne les trouvait qu’à l’armée…


« -Dites donc, tu comptes terminer aujourd’hui ? J’avais bien dit qu’il aurait mieux valu trouver un barbier en dehors de ce quartier crasseux ! »
Barthèlme revint brusquement à la réalité sous le coup des paroles du jeune homme à moitié rasé dont il s’occupait, ou plutôt dont il ne s’occupait plus depuis une bonne minute. Il aimait vivre dangereusement celui-là ! Arborant un sourire qui aurait fait frissonner un requin, le barbier déclara sur un ton posé :
« -Drôle de façon de s’adresser à quelqu’un qui à une lame si près de ta gorge, l’ami. »
Les quelques minutes qui suivirent étaient reposantes, même le vieil homme derrière se taisait…
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