La Cour des Miracles


 
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 Mademoiselle Clarence

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Mademoiselle Clarence
Directrice du Petit Théâtre
Directrice du Petit Théâtre
Mademoiselle Clarence


Feuille de personnage
Rang: Noble
Profession: Propriétaire et directrice du Petit Théâtre
Parti (pour les Miséreux):
MessageSujet: Mademoiselle Clarence   Jeu 19 Nov - 14:23

Identité


  • Nom : on ne la connaît que sous le nom de « Mademoiselle Clarence » et des nombreux sobriquets dont elle est affublée.
  • Prénom(s) : Clarence.
  • Sobriquet : « Mademoiselle ». Par cajolerie ou par dérision, on la surnomme aussi « la petite Marquise ». Au sein même du théâtre, on l’appelle ouvertement Colombine, ou « tête de chouette », plus sournoisement.

  • Âge : 28 automnes.
  • Origine : élevée en France.
  • Rang : Tout comme son origine, on ne peut connaître le rang véritable de Mademoiselle Clarence. Elle semble se rattacher à la Noblesse par son éducation et son mode de vie, mais l’ambigüité demeure : pour cause, ses extravagances et son penchant pour la fraternité…
  • Profession : propriétaire et directrice du Petit Théâtre.
  • Parti (version Allées du Roi) : Absolutiste. Peu engagée politiquement, malgré de grands idéaux de concorde entre les êtres, Mademoiselle soutient comme une évidence le monopole du pouvoir par un roi bon, pour ne pas s’embarrasser de tous ces ronds de jambe parlementaires ; et, ne connaissant que sa propre situation, ne soupçonne pas l’éventualité d’un tyran – que le Bon Peuple renverserait de toute façon !

    Physique


  • Yeux : Des yeux noisette aux longs cils noirs, volontiers obscurcis par l’ombre d’un masque ou, à n'importe quelle heure du jour, par le halo d’un fard charbonneux.
  • Cheveux : Une cascade de cheveux blonds avec force bouclettes, dans un désordre qui semble naturel et encouragé : les myriades d’anglaises sont laissées libres, et ne sont relevées qu’en de rares occasions, ou dans l’intimité.
  • Taille/Poids : Mademoiselle Clarence charme par sa silhouette longiligne, quoique jugée trop maigrichonne par certains. Sa grande taille (un mètre soixante-dix) semble lui conférer une autorité particulière.

  • Description physique : Par quoi commencer pour dépeindre Mademoiselle Clarence ? Il semble que la jeune femme prenne un soin exagéré de sa personne, et les détails foisonnent. Ce qui frappe en premier est peut-être cette bouche écarlate, peinte avec précision, qui découvre à fréquents intervalles une rangée de dents si blanches et droites qu’on les croirait fausses. Cette bouche qui sourit, rit sans relâche, cette bouche qui jacasse sans discontinuer. Cette bouche qui embrasse, pour une poignée de privilégiés, avec passion.
    Le visage de Mademoiselle Clarence en lui-même est digne du coup d’œil. Les pommettes roses, haut perchées, encadrent un petit nez droit qui passe inaperçu sous la paire d’yeux noisette. Le regard de la Colombine est pétillant, malicieux, lubrique parfois, profond en de rares occasions, mouillé souvent, sous l’émotion. Certains vous diront que le fard qui le teinte vulgarise sa beauté simple. Mais la simplicité, Mademoiselle Clarence ne connaît pas.
    Ensuite vient la chevelure. La chevelure est magnifique, abondante, blonde sans confusion, frisotée sans modération. Elle tombe jusque sous les omoplates, sur ce dos parfois découvert, avec indécence.
    Il faut le dire : les robes de Mademoiselle Clarence, toujours à l’avant-garde, pour le meilleur et pour le pire, en matière de mode, frisent parfois la vulgarité malgré la qualité de leur confection. Parlez de Mademoiselle aux femmes honnêtes de la société. Certaines détourneront la tête avec une moue de mépris. Clarence, pour elles, vaguement entraperçue aux alentours du théâtre, forcément croisée aux lieux de sociabilité, n’est qu’une catin de la haute incapable de la moindre retenue, avec ses paroles en l’air, ses bijoux massifs en faux diamant et ses multiples amants. D’autres seront plus indulgentes. Certes l’artiste fait preuve d’extravagance, mais elle adresse à tous, hommes, femmes et gueux, un sourire également jovial.

  • Particularités : un goût prononcé pour les mouches, qui se déplacent d’un jour à l’autre. Se cache derrière un masque à la moindre occasion.


    Mental


  • Qualités : Mademoiselle Clarence ne connaît pas de milieu : elle subjugue, ou elle insupporte. On peut aussi, éventuellement, la regarder de loin comme un animal étrange. Ses qualités sont nombreuses et, poussées à l’extrême, rejoignent ses défauts. On l’a compris : Mademoiselle Clarence est d’un bon naturel : bon cœur, grand sourire, elle en tendance à ne voir toujours que le bon côté des choses, ce qui la rend particulièrement optimiste et tolérante. Clarence aime tout le monde ; sauf ceux qui lui ont ouvertement déclaré la guerre, et encore. Clarence accueille tout le monde à bras ouverts, un mot tendre ou drôle toujours prêt sur les lèvres. Entière, sincère, Colombine est quelqu’un d’accessible et d’ouvert, ce qui est particulièrement rare dans le monde de la Noblesse et des faux semblants.
  • Défauts : Mademoiselle Clarence a de grands idéaux. Dans son théâtre, chacun entre masqué, et le placement est libre : les premiers arrivés sont les premiers servis, ce qui incite souvent les nobles à fréquenter le théâtre plusieurs heures avant la représentation. Gueux, Nobles, tous égaux. Elle en est intimement persuadée, mais… peu au faîte de la réalité. Clarence jouit d’un certain luxe et ignore, ou veut ignorer, la situation des miséreux dont elle se targue de l’amitié. C’est pourquoi elle apparaît à leurs yeux comme ce qu’elle est vraiment : une précieuse quelque peu idéaliste. Manipulerait-elle cet engagement même à son profit ? Car Colombine aime se montrer, c’est évident ! Et sous son meilleur jour…

  • Goûts, intérêts, passions : Sa futilité d’atours et de paroles peut faire passer Mademoiselle Clarence, à première vue, pour une sotte. Mais quelle erreur ! Férue de théâtre et de littérature, la jeune femme jouit d’une grande culture et est capable, loin des bavardages de salons dans lesquels elle se répand, de donner le mot à n’importe quel noble personnage. Sacrifiant à cela ses précieuses distractions, elle s’investit corps et âme dans son travail au sein du théâtre, accompagnant aussi les acteurs avec lesquels elle peut faire preuve d’une inédite sévérité.
    La deuxième passion de Mademoiselle est… la séduction. Ou plutôt, l’Amour, car elle distingue clairement les deux. Certes, elle se plait à badiner, mais voue à ses amants un amour sincère, qui n’a pas comme fin d’être affiché comme un trophée en société. Plus généralement, Mademoiselle Clarence est douée d’une grande sensibilité. Sa conception certes édulcorée du Beau (elle préfère de loin les larmes de tragédiens aux bouffonneries des Italiens, et voue un intérêt tout particulier à la poésie) fait souvent rimer Art avec Emotion. Mais, dans la vie réelle, cette fragilité sentimentale la rend particulièrement vulnérable aux injustices du monde et aux méchancetés de la société… Mademoiselle Clarence est un joyau brillant facile à briser.

  • Particularités : Ne recherchant l’argent que comme moyen, Mademoiselle Clarence possède toutefois le vice du jeu, qui peut parfois, dit la Rumeur, la mener très loin…

  • Signe Distinctif : Mademoiselle a peur de la mort. Peur de vieillir. Ses années se succèdent et, elle le sait, elle n'est plus la fraîche rose que toute les mains cueillent. Cette peur de s'étioler, de s'éclipser, justifie le soin démesuré qu'elle apporte à son apparence et la jette parfois dans une mélancolique profonde, irrationnelle, dévastatrice.


    Historique


  • Famille : Clarence n’a pas de famille connue. Et pour cause : c’est une enfant abandonnée. Mais cela, très peu le savent. Très peu le devinent, tant cela paraît improbable : l’extravagante Mademoiselle a grandi au couvent, à la campagne. Clarence n’a jamais su si sa prise en charge par les sœurs relevait de la pure Charité ou si un marché avait été convenu entre la Mère Supérieure et de riches parents. On lui remit à ses dix ans une fine chaîne en or – seul indice patent de ses origines… Elle y tient beaucoup et aime à s’imaginer fille de princesse adultère. Mais la possibilité d’une extraction miséreuse lui garde l’esprit ouvert…

  • Enfance : Coqueluche de l’établissement, la petite Clarence n’a pas souffert d’un manque d’affection comme aurait pu le laisser croire sa situation. La gamine et ses boucles blondes était adorable et fut choyée par toutes les sœurs, presque sans exception. C’est la compagnie d’autres enfants de son âge qui lui fit réellement défaut ; c’est pourquoi elle découvrit très tôt le plaisir de la lecture, dans laquelle elle s’évada. Outre les ouvrages savants qui firent son éducation, à laquelle, pour une raison inconnue, la Mère supérieure veillait au grain, elle dévora la totalité des romans plus frivoles qui circulaient dans les couloirs plus ou moins clandestinement. Ses amis furent d’abord de papier, et l’imaginaire son premier refuge, qu’elle n’abandonna jamais depuis lors.

  • Adolescence : Devenue jeune fille, Clarence changea nécessairement de statut au sein du monastère. Sans jamais être considérée comme sœur, bien qu’on lui en donnât le nom, elle dut s’astreindre à un habillement très sobre et recevoir quotidiennement des enseignements pieux. Sans y paraître, l’adolescente gardait l’esprit libre : à ces règles, il lui paraissait vain de rechigner, et elle accueillait ces nouvelles connaissances avec tout l’enthousiasme de l’élève curieuse ; elles ne formaient toutefois dans son esprit qu’un système intéressant, indéniablement extérieur à sa vie réelle. Le silence officiel qui régnait au couvent sur certains sujets ne la gêna pas : ce qu’elle n’avait pas déjà appris par les confidences des plus jeunes sœurs, qui trouvaient en sa personne une oreille toujours respectueuse, elle le découvrit par elle-même.
    On se reprocha plus tard de lui avoir plus parlé de l’Amour du prochain que des supplices de l’Enfer : à l’aube de ses quinze ans, Clarence s’échappa aux bras du jardinier, de plus de dix ans son aîné. Elle revint tête basse quelques mois plus tard, et la vie reprit son cours. Mais quelque chose s’était brisé : Clarence regardait désormais par la fenêtre, et d’insolentes boucles blondes s’échappaient volontiers de son voile. Elle survécut un an à peine dans la demeure fanée de son enfance. Sa mauvaise volonté n’aurait toutefois jamais laissé suspecter l’affreux scandale qui éclata alors. Une nonette de seize printemps s’était enfuie avec le prieur de l’abbaye voisine ! La rumeur secoua la région, déchaînant les rires et enflammant les fronts.

  • Jusqu'à nos jours : Quelques mois plus tard, Clarence fut mise aux arrêts. Elle n’avait bien sûr aucune possession, pas de quoi payer sa caution. Avec une demi-douzaine de « filles de mauvaise vie », elle fut déportée à Nantes, où on devait les embarquer pour les Amériques. Elle fit dans la ville une telle démonstration tragique, hurlant son malheur en secouant ses beaux cheveux luisants de larmes, qu’elle attroupa une petite foule… parmi laquelle se trouvait son sauveur.
    Moyennant pot-de-vin, Jean D’orge, metteur en scène localement renommé, fit libérer la jeune fille qui devint membre officiel sa troupe. Il fut, dans des domaines plus ou moins recommandables, son Grand Initiateur. Il lui apprit le théâtre, jusqu’en Italie où ils firent un long voyage - avant de revenir à Paris mettre en scène leur acquisitions. Celles-ci emportèrent un grand succès et, quatre ans durant, la troupe d’Orge enchaîna les représentations. Le dernier grand geste de Jean fut d’acheter un petit théâtre de la rive droite ; les économies d’une vie y passèrent ainsi que d’importants bénéfices amassés au jeu.
    Quelques mois après s’en être rendu propriétaire, déjà affaibli par ses multiples abus, il contracta la tuberculose et mourut en quelques semaines. Clarence cessa toute activité pour le veiller. Elle était devenue une actrice tout à fait compétente, quoique certains trouvent son jeu quelque peu exagéré. Elle n’était plus cette jeune néophyte qu’il avait conjointement accueillie dans sa troupe et dans son lit. Elle avait quitté la troupe à grands fracas quelques mois auparavant, et ne se pardonna jamais ces violentes disputes qui les avaient opposés, tant sur sa vie privée à elle que sur sa volonté à lui, insensée, de se rendre propriétaire d’un théâtre. Il courait à ruine ! Il courait à la mort, en réalité, et c’est en hommage à sa mémoire qu’elle se lança à corps perdu dans son entreprise folle, mettant laborieusement sur pied le théâtre qu’il lui avait légué.

  • Objectifs et possibles évolutions : Maintenir à flot le Petit Théâtre relève du défi permanent. Bien sûr il rencontre, depuis ces deux dernières années, un indéniable succès. Mais les dépenses qu’il génère sont considérables et il se saurait survivre sans les subventions multiples qu’il faut poursuivre sans cesse. Il incombe à Mademoiselle de faire perdurer cet état, tout en trouvant le moyen de restaurer ces locaux qui se détériorent…
    Côté vie privée, Mademoiselle Clarence est perpétuellement avide d’aventures et de nouvelles rencontres. Elle espère pouvoir s’autoriser un certain luxe, afin de faire briller l’illusion de sa première jeunesse… Mademoiselle Clarence a peur de l’avenir et cherche, aux heures intimes, des bras qui la rassurent…


    Hors Jeu


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  • Une suggestion ? J'aimerais que le Petit Théâtre revienne !
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Parti (pour les Miséreux): Royaliste
MessageSujet: Re: Mademoiselle Clarence   Jeu 19 Nov - 15:30

Et bien que veux tu que l'on dise...

Bonne fiche, déjà validée sur les Allées du Roi. Donc...

Que la mondaine rejoigne le bourgeois et la servante de taverne!^^
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